Admirer les herbes géantes du palmier dattier

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Société traditionnelle
La société oasienne traditionnelle fait partie des sociétés dites segmentaires 7 où l'appartenance de l'individu se définit par rapport à plusieurs référentiels : Ksar, religion, ethnie, quartier, lignage et famille.
Cette société présentait un niveau de cohésion remarquable ; conséquence d'une rareté des ressources économiques qui obligent à la défense des intérêts communs et à l'interdépendance.
Aujourd'hui, l'omniprésence de l'Etat, la transformation des fondements économiques de l'oasis ont entraîné un changement profond dans cette société. La société oasienne se transforme de manière continue, ce qui n'est pas sans créer de nombreux contrastes et dualismes.

La hiérarchie sociale :

Le peuplement de Figuig est constitué d'éléments disparates, soudés par l'espace géographique que constitue le ksar. Au cours de l'histoire, les apports successifs d'éléments ethniques et religieux divers : berbères, Arabes, juifs et Haratines, et leur juxtaposition ont donné lieu à la formation d'une hiérarchie sociale très compacte. Cette compacité assurait la cohésion du groupe qui vivait dans un milieu social caractérisé par une capacité remarquable de gestion des tensions permanentes et assurait le conditionnement de la main d'oeuvre que nécessitaient les dures conditions de production dans le milieu désertique. Aujourd'hui, cette hiérarchie est remise en cause mais elle marque toujours la mémoire et les comportements des individus. Les composantes de la société Figuigui peuvent être distinguées comme suit :

L'élément arabe :

II s'agit en l'occurrence des Arabes de la tribu des Jaber faisant partie de la grande tribu des Hilaliens, les chérifs et les Mrabtines. Les premiers arrivèrent à Figuig au 13e siècle, ils se sont dispersés dans les ksour de Zénaga et Laâbidate et se sont berbérisés. Les Chorfa et les Mrabtines sont des descendants de la famille du prophète. Ces chorfa se sont tous berbérisés à l'exception de quelques Mrabtines de la famille des Ouled Sidi Cheikh.

L'élément berbère :

II est composé par la tribu zénata et celle de Sanhaja. Le dialecte berbère de Figuig est un mélange entre la znatia et la sanhaja, mais beaucoup plus marqué par la première.
Aujourd'hui, l'élément berbérophone constitue encore la majorité de la population Figuigui, malgré l'émigration massive qui a touché l'oasis.

Les haratines :

Les haratines à Figuig sont, pour une partie, d'anciens esclaves affranchis, car l'oasis connaissait le commerce des esclaves et s'approvisionnait essentiellement dans les marchés de Touat, de Gourar et du Tafilelt. Pour l'autre partie, il s'agit des «Garamantes» de peau noire, mais non esclaves, qui vivaient dans la partie sud de l'Afrique du Nord.
Leur statut était spécifique. Chaque famille hartania était liée à une grande famille. Les harratines exécutaient les travaux les plus durs et les métiers jugés humbles. Ils n'avaient pas de représentants dans la jmaâ, et habitaient des quartiers séparés. Les harratines étaient les premiers à être touchés par l'émigration, ce qui a permis d'améliorer considérablement leurs conditions matérielles, et dans une moindre mesure, leur statut social aussi.

Les juifs :

Il faut également souligner la présence de communautés juives plus ou moins importantes, comme dans de nombreuses oasis sahariennes, qui jouèrent un rôle économique non négligeable. La date précise de leur arrivée n’est pas connue mais les dernières familles en sont parties dans les années 1950. Selon Jean Louis Miège, ils seraient venus de Korara et Timimoun. Toujours est-il qu’à Figuig, deux cimetières juifs existent toujours, un entre les qsour Ouled Slimane et El Maiz, l’autre au qsar Zenaga, (qui sont en fait les qsour de Figuig qui ont absorbé les plus fortes communautés juives).
L'origine des juifs à Figuig n'est pas connue de manière précise, mais l'implantation de leurs quartiers aux centres des ksour laisse supposer l'ancienneté de leur présence, leur nombre était assez important si l'on considère l'importance proportionnelle de leurs quartiers. Leur nombre a diminué après le déclin du rôle commercial de l’oasis. Les juifs exerçaient les métiers de potier, de forgeron, d'orfèvrerie, de couture.

La structure sociale :

la famille, le lignage et la confédération de lignage.

1. La famille :

Dans la société traditionnelle, la famille élargie ou la famille agnatique (vivant sous le même toit) constituait le noyau de la société. Elle était certes une charge pour le chef de famille, mais dans les conditions de l'économie autarcique, elle constituait un investissement humain d'une grande importance, principalement pour les travaux agricoles.
Aujourd'hui, la famille agnatique cède de plus en plus le terrain à la famille nucléaire, sans pour autant disparaître.

2. Le lignage :

Le lignage regroupe les familles à ancêtres communs réels ou légendaires. Dans les dures conditions de vie dans le désert, la solidarité intra - lignagère devient une nécessité. Aujourd'hui, cette solidarité n'a plus sa force d'antan, mais trouve encore des occasions pour se manifester.
La division en lignage de la population d'un ksar, est retranscrite spatialement sous forme de quartiers aussi bien au niveau du ksar qu'au niveau de la palmeraie.

3. La confédération de lignages :

Elle n'est pas déterminée par une ascendance commune ; elle est constituée sur la base d'alliances entre des lignages différents, que regroupent l'appartenance à un même espace géographique et des intérêts économiques et politiques communs.

Les institutions traditionnelles :

Dans la société oasienne traditionnelle, l'absence ou la faiblesse du pouvoir central, a permis la prospérité de deux institutions qui assuraient la gestion du ksar. Il s'agit de la Jmaâ et de la zaouia. Aujourd'hui, l'omniprésence du pouvoir de l'Etat et la création de la commune rurale, comme instance locale d'une administration moderne, a entraîné la diminution du rôle de ces institutions traditionnelles, sans pour autant provoquer leur disparition.

1. La zaouia:

Figuig peut être considérée comme un véritable carfour des zaouïas ; en plus des zaouïas locales, les grandes zaouïas du Maghreb et les zaouïas saharienne y sont représentées. Y sont présentes

  •   La zaouïa Taïbia, dont l'origine est ouazane.
  •   La kadiria, relative à Abdel kader Djilani, est connue dans tout le Maroc et l'Algérie.
  •   La Darquaouia dont l'origine est Mdaghra ;
  •   La Kerzazia, connue aussi sous le nom de zaouïa Ahmed ben Moussa dont l'origine est kerzaz ;
  •   La Ziania dont l'origine est kenadsa en Algérie;
  •   La Tijania, issue de Fès et connue jusqu'en Afrique noire.
  •   La naciria, dont l'origine est Tamagroute située aux portes du désert marocain: Les Naciri ont pour ancêtres "AL ANSAR" ceux qui lors de ’Hégire(l’émigration vers Médine)ont soutenu notre Prophète ainsi que les Emigrants(Al Mouhajiroun). L’un d’eux s’est installé à l’oasis de Tamagroute qui était une escale importante pour les caravanes venant des pays subsahariens vers Fès et les pays d’Orient. La zaouiya leur offrait asile,EAU,et pratique du culte. C’était aussi l’occasion au Cheikh d’initier les croyants à sa Tariqa d’origine Chadili . Au Maroc , on comptait 360 zaouiyas nacirias. Chacune d’entre elles -à tour de rôle- était chargée de subvenir au besoins matériels d’une journée de la zaouiya mère.

  La Bouchikhia, fondée par les Ouled sidi cheikh dans la région de l'oriental.
Les zaouïas locales les plus connues et les plus influentes sont celle de Sidi Abdeljebbar, celle de Sidi Abdeloifi et la zaouïa Sekkounia.
Les activités des zaouïas sont exercées dans des sanctuaires qui prennent parfois l'allure d'auberge servant à accueillir les voyageurs et les étudiants.
La zaouïa Sidi Abdeljebbar à ksar Lamâiz, était une petite université où on pouvait étudier la théologie, le droit, la grammaire, l'Algèbre, etc. et disposait d'une bibliothèque de grande importance. En dehors du domaine de l'enseignement, la zaouïa jouait le rôle d'arbitre dans les différents qui opposait les habitants. Elle était aussi un lieu de refuge et un centre de bienfaisance, financés par les dons et les revenus des biens habous.
Aujourd'hui le rôle et l'importance des zaouïas tendent à disparaître; les anciens sanctuaires sont soit fermés, soit en ruine; Ceux, qui sont encore en activité servent de simples lieux de rencontre pour quelques adeptes encore vivants. Les nouveaux « recrutements » sont exceptionnels.

2. La Jmaâ :

De façon générale, la jemaâ du ksar est constituée des représentants de chaque lignage ; le nombre des représentants n'était pas fixé et variait d'un ksar à l'autre. Les représentants étaient désignés à vie par la "vox populi" et les critères de base pour remplir ce rôle étaient : l'éloquence, l'expérience, le courage et la fortune.
Ce système est caractérisé par l'absence du poste de chef de la jmaâ, connu dans l'Atlas marocain sous le nom de "Amghar". Les attributions de la jemaâ englobaient les questions de droit public et quelques questions du droit privé; en appliquant la coutume (Ôrf) codifiée et soigné conservée par écrit.
Aujourd'hui, la jmaâ a perdu non seulement la plupart de ces prérogatives, mais aussi son organisation traditionnelle: ses seules prérogatives aujourd'hui se limitent au domaine hydraulique (distribution et gestion de l'eau) et au domaine foncier (le partage des terres collectives). Quant à leurs organisations, les jmaâs sont composées aujourd'hui de membres qui reçoivent mandat de l'administration.

Figuig, un lieu de pouvoir:

Ses habitants se protégeaient dans le qsar des attaques extérieures qui pouvaient être nombreuses aussi bien de la part de tribus nomades, en guerre au gré des alliances, que des populations issues d’autres qsour.
Les noms de Figuig et d’ Ain Chair, par exemple, n’ont longtemps désigné qu’une forte unité géographique et historique (respectivement 7 et 2 qsour) et ne recouvraient ni une unité sociale ni une unité politique permanente. Cette dernière n’apparaissait de toutes les façons qu’en période de danger extérieur menaçant.
Le groupement politique est le qsar. La véritable unité sociale est la fraction. La vitalité du qsar s’affirme essentiellement dans la défense de son territoire, de même, celui-ci emploie le meilleur de son activité dans un pays où la terre sans eau n’a pas de valeur, à la protection de ses sources. Le qsar défend les intérêts particuliers des groupes qui le composent tandis qu’il exige d’eux le sentiment de l’intérêt général.
L’administration des qsour a toujours été organisée de manière claire. Ses organes se réduisaient à la jemâa de fraction et à la jemâa de qsar .
La jemâa de fraction est une assemblée qui regroupe tous les chefs de familles de la fraction, chaque chef de famille étant, sa vie durant, le représentant de la famille au sein de cet organisme. Elle règle les affaires intérieures de la fraction, éclaire et conseille les notables qui la représentent à la jemâa de qsar, gère les biens collectifs de la fraction, administre le makhzen (la réserve) constitué chaque année pour les dépenses d’utilité générale, prononce la confiscation au profit de la collectivité (cette pratique est appelée bezra * à Figuig).

* La bezra permettait à la jemâa de fraction de prononcer dans des cas déterminés la confiscation de certains biens appartenant à des membres de la fraction. En Kabylie, la coutume de la confiscation existait sous les deux aspects de peine et de défense contre l’étranger. En pays Zemmour, comme dans le nord du moyen Atlas, elle a fait place à un système de protection patrimonial qui se rapproche de la préemption. A Figuig, les cas de confiscation étaient limitativement prévus par l’orf : ce sont la déconfiture, le décès d’une personne ne laissant pas d’héritier au degré successible, le départ du pays sans esprit de retour. Dans tous les cas, il s’agissait bien d’empêcher un étranger de s’approprier le patrimoine de la fraction. La collectivité cherchait également par ce moyen à se prémunir de l’éventualité où l’individu qui dissipait ses biens viendrait à tomber à sa charge. Le bien pouvait être restitué au propriétaire déchu lorsque celui-ci après avoir rétabli sa situation s’en montrait digne. Ceci dit, le bien bézré pouvait aussi être aliéné pour couvrir les dépenses urgentes de la collectivité.

Les représentants de chaque fraction siègent à la jemâa de qsar désignés à vie par la vox populi. Cette jemâa détenait tous les pouvoirs à l’exception de celui de distribuer la justice civile qui appartenait au cadi. Elle légiférait, prenait toutes les décisions qui intéressaient le qsar et sa population qu’ils soient civiles ou militaires et veillaient à leur exécution. De même, elle gérait le patrimoine collectif du qsar.
Les qanoun constituaient un compendium des pénalités sanctionnant les différents crimes et délits. Le droit privé, lui, était laissé à la tradition orale (les rapports de droit privé intéressent peu la collectivité). Ces qanouns, ou statuts-canons, étaient soigneusement conservés par écrit et ont évolué au rythme des changements affectant les sociétés.
Enfin, il est à signaler que les contestations relatives aux affaires civiles et commerciales de toute la région étaient soumises à la juridiction des cadis de Figuig. Ceux-ci n’étaient nommés ni élus par personne (en 1909, ils étaient au nombre de 9) car toute personne pouvait s’instituer Cadi s’il s’en sentait capable.
Les appels des jugements étaient portés devant les magistrats du Tafilalet ou devant ceux de Fès.

 

 

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Figuig

Figuig ou Ifiyyey en berbère est une ville située à l'extrême est du Maroc, à la jonction entre les hauts plateaux et le nord du Sahara.
bravo

Tiddart Nanna
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