Partager le chemin de l’eau, sa course souterraine, ses balades au soleil, et enfin son repos dans les bassins !

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Tournant 20e Siècle
Avant l’arrivée des Français en Algérie, les oasis de l’est marocain avaient toujours joui en réalité d’une indépendance presque absolue. Les Turcs s’étaient montré du côté de Ain Sefra et se seraient avancés jusqu’à Ain Chair [Une tradition de la tribu nomade des Hamian veut que les puits de Mengoub à 14 km à l’est d’Ain Chair aient été creusés par les turcs lors d’une expédition dans ces parages. ] sans pouvoir s’installer dans l’une des oasis étudiées. L’histoire écrite dit que les sultans marocains firent deux tentatives pour pénétrer Figuig. La première se fit sous le règne de Moulay ISMAIL. Une garnison d’abids fut installée au qsar Laabidate en 1679 (la garnison a vraisemblablement donnée le nom de ce qsar). La représentation sultane fut maintenue jusqu’en 1727, date de la mort du souverain.
La seconde tentative eu lieu en 1806 sous le règne de Moulay Slimane mais se solda par un échec.
Il faut attendre 1883 pour qu’un caïd, représentant du sultan, fut installé à Figuig avec le soutien du gouvernement français. Il dut d’ailleurs camper longtemps à l’extérieur de l’oasis avant que le qsar Loudaghir ne décide de lui donner un logement. Avant cette date, les Français avaient correspondu avec la jemâa de Figuig pour toutes les affaires qu’ils avaient eu à régler avec l’oasis. D’ailleurs, jusqu’au début du 20e siècle, l’oasis ne s’était ouverte à personne. G. ROHLFS et Isabelle EBERHARD sont probablement les rares Européens à l’avoir fait. Un très petit nombre d’officiers des affaires indigènes avait bien traversé la forêt de palmiers mais sans s’y arrêter ni entrer dans aucun qsar.

L’autorisation pour le droit de passage du transsaharien avait été sollicitée en 1879 et en 1882. Le tracé de cette voie passant près de Figuig et se prolongeant sur l’oued Saoura avec l’objectif lointain d’In Salah était important à définir. En 1902, une ligne de chemin de fer arrive à Beni Ounif de Figuig, à peine à 6 Km de Figuig (la mention « de Figuig » n’a été retirée de la plaque de la gare qu’en 1989) [ La ligne de chemin de fer arrive successivement à Arzew, Ain Sefra (1887), Djenien Bou Rezg (1900), Ez-zoubia-Duveyrier, Beni Ounif, Ben Zireg (1905), Béchar (1906). La création de cette voie de chemin de fer n‘est pas sans conséquences puisque rapidement, un marché est créé à Beni Ounif. En 1904, les nomades Beni Guil, Ouled Jerir et Doui Menia y ont amené plus de 20 000 moutons. Le Capitaine Gendre écrit à ce propos en 1909 : « La proximité de Figuig a en effet sauvé Beni Ounif de la décadence dont lae menaçait la création de Colomb Béchar. Beni Ounif est la gare et l’entrepôt de Figuig, point de contact et d’échange entre la civilisation française d’une part et d’autre part, les civilisations marocaines et sahariennes qu’attirent le prestige et la richesse relative des oasis figuiguis. Beni Ounif vivra grâce à Figuig. ». Ce point de vue optimiste a été largement désavoué par l’histoire. ].

La résistance à l’avancée des troupes française dans l’ensemble des oasis fut telle que la stratégie d’avancée des troupes fut réévaluée et surtout fut accompagnée de mesures économiques.
Les qsouriens soit participaient aux combats soit protégeaient et recueillaient les tribus nomades dissidentes.
Les habitants de la zone de Figuig furent punis pour leur attitude hostile face à la France et leur soutien aux tribus qui harcelaient les troupes françaises en étant compris dans la mesure générale d’interdiction des marchés algériens qui avait été prise par les autorités de la division d’Oran. Asphyxiés économiquement, une délégation de Figuig demanda en Juin 1882 de nouer des relations commerciales et de bon voisinage afin de pallier la forte baisse des relations commerciales. Cette initiative fut considérée comme un premier pas dans la voie de la normalisation des relations entre les deux pays, seulement, c’était loin d’être le cas. L’attitude des populations ne cessa jamais d’être franchement hostile aux troupes françaises.
Ainsi, le qsar Zenaga de l’oasis de Figuig n’hésita pas à proclamer la guerre à la France en 1903. Un attentat contre le gouvernement général d’Algérie mené par M. JONNART, en tournée dans la région accompagné du commandant de la division d’Oran, le général O’CONNOR, fut fomenté en mai 1903. Attentat qui rata sa cible principale et dont la réponse fut le bombardement de Figuig, le 8 juin 1903, qui détruisit la grande mosquée de Zenaga ainsi que le coeur du qsar. Cet épisode marqua la capitulation de Figuig et le début de l’entrée française dans la région
[ De La Martinière et Lacroix (1896) définissent Figuig comme le véritable centre d’action de la région au sud ouest de l’Algérie car c’est l’entrepôt où tous les nomades de la contrée déposent leurs approvisionnements, lieu d’asile et de ravitaillement des dissidents, point de convergence presque forcé de toutes les grandes routes de la contrée. De là, un envahisseur audacieux pourra en suivant le long couloir formé par la chaîne des qsour, atteindre Laghouat, c’est à dire le centre de l’Algérie.].
Par la suite, différents accords vinrent asseoir et organiser les autorités française et marocaine.
Le 20 Juillet 1901, des postes de douane sont déterminés et le droit est donné aux tribus nomades et qsouriennes situées sur la frontière de pouvoir continuer à user comme par le passé de leurs plantations, eaux, champs, pâturages, etc...

L’accord du 20 Avril 1902 institue deux principes:

- Celui d’entraide mutuelle entre les deux gouvernements: le gouvernement chérifien consolidera par tous les moyens possibles dans l’étendue de son territoire, depuis l’embouchure de l’oued Kiss jusqu’à Figuig, son autorité makhzénienne (...) Le gouvernement français, en raison de son voisinage lui prêtera son appui en cas de besoin. Le gouvernement français établira son autorité et la paix dans les régions du Sahara, et le gouvernement marocain, son voisin, l’y aidera de tout son pouvoir ,
- La création de marchés chérifiens (Oued Kiss, Oujda, Kasba d’Aioun Sidi Mellouk, Debdou et Figuig), de marchés français (Adjeroud, Marnia, El Aricha, Ain Sefra) et de marchés mixtes (Ras El Ain, Beni Ounif, Kenadsa). En outre, en raison des relations commerciales entre Figuig et Duveyrier (Ez-zoubia), le gouvernement français a accepté l’installation d’un bureau de perception mixte en ce dernier point.

Le 30 mars 1912, le Protectorat français est institué au Maroc :

De la période d’occupation française, deux points essentiels sont à retenir concernant les oasis:
- la profonde mutation de l’organisation sociopolitique des qsour.
Le Protectorat a institué une nouvelle organisation de l’administration qu’il a progressivement imposée à l’ensemble du Maroc. De ce fait, l’organisation traditionnelle des qsour avec les jemâa a été mise en concurrence avec l’administration coloniale, et petit à petit, les jemâa ont perdu leurs prérogatives. Les conséquences sur l’organisation sociale se sont avérées énormes que ce soit au niveau de la gestion des ressources naturelles, de l’espace intra-qsourien ou en dehors, de l’équilibre politique organisé sur la représentation des fractions.
- la profonde transformation de l’espace régional qui a touché non seulement les qsouriens mais aussi les nomades.
Figuig par exemple a vu son arrière pays se réduire de manière très conséquente avec la perte progressive d’un certain nombre de palmeraies situées en territoire algérien [ Ces palmeraies se situent le long des différents oueds et sont : Djenan Foukani et Djenan Tahtani, Oulad Refia, Tafilala, Ain Sefra, Beni Ounif, Tarf, Maader N’Jaj, Jenan Dar, Merires, Maader N’baraa, Bousaid, Beni Mziz, Nkhilet, Tamedmaît, Tasra, Iylouane Ngh’zid, Ighzer Acharki, Melias, Tamezought, Ameslou, Lamraji, Taghit, Ameghrour, Tarfia, Taghla, Maader El Forss, Jbel Amour, Al Arja. Dans l’ensemble, cela représente environ 2000 hectares (entretiens avec le personnel municipal).] ainsi, les oasis ont du faire face à une réorganisation de l’espace vers le reste du Maroc. La réduction des productions mais aussi des activités a poussé une partie de plus en plus grande de la population à choisir l’émigration. Dans les années 1950, Marc BONNEFOUS dit à ce propos que Figuig ne vit que grâce aux revenus des émigrés et estime le nombre de familles concernées par l’émigration à environ 4 000 personnes.

 

 

Nos chambres

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De tout le ksar, agréable a partir de surface du maison. Un vrai soulagement, tranquillité, calme…

 

Figuig

Figuig ou Ifiyyey en berbère est une ville située à l'extrême est du Maroc, à la jonction entre les hauts plateaux et le nord du Sahara.
bravo

Tiddart Nanna
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