Partager le chemin de l’eau, sa course souterraine, ses balades au soleil, et enfin son repos dans les bassins !

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Richesse en Eau
La région de Figuig dispose d'un potentiel hydraulique non négligeable, malgré les contraintes climatiques du milieu. A côté des sources drainées par les foggarat qui se localisent dans la partie Nord, il existe un certain nombre de sources naturelles qui ne sont pas exploitées pour des raisons géopolitiques (zone frontalière). Par contre, dans la partie Sud du bassin de Figuig (plaine de Baghdad, au Sud et au Sud-Ouest de Zenaga), une nappe sub-superficielle est exploitée grâce à l'introduction de motopompes. Aujourd'hui, les besoins en eau sont essentiellement satisfaits par l'exploitation des eaux souterraines.
L'édification des ksour à l'emplacement des sources d'eau fait que la foggara est un équipement du ksar, en même temps qu'elle est source de vie pour la palmeraie : la faible profondeur de certaines galeries a rendu possible l'aménagement de quelques-uns de leurs regards en bains (bahbouhat) et lavoirs publics. Le nombre de hammam dans les Ksour de Figuig ne dépasse guère cinq : deux sont des dépendances des mosquées, les trois autres ne sont ouverts qu'en hiver.
Les 'Bahbouhat » des femmes servent aussi bien pour la baignade, que pour la lessive.

Eaux superficielles :

II s'agit essentiellement de l'exploitation de l'oued Zouzfana, ce dernier est alimenté essentiellement, par les affluents de jbel Grouz et du Jbel Beni-smis. Les eaux de l'oued zouzfana sont exploitées pour l'irrigation, grâce à l'aménagement de barrages de déviation, et d'un système de khatarat.
Aujourd'hui, les besoins en eau sont essentiellement satisfaits par l'exploitation des eaux souterraines

Eaux souterraines :

Le maintien de la vie humaine à Figuig depuis des siècles a été possible par la présence d'une concentration de sources artésiennes qui s'alignent d'Ouest en Est sur 3 Km environ.
Trois procédés sont mis en œuvre pour la mobilisation des eaux souterraines :
L’aménagement des sources, la construction des galeries drainantes souterraines (Foggara) et le creusement des puits.

les sources :

Les sources naturelles ont été à l'origine de l'implantation de l'oasis dans son site actuel ; les qsour se consolidaient sur l'emplacement des sources, considérées désormais comme leur propriété. L'alignement des ksour du plateau suit exactement l'alignement des sources.
Aujourd'hui, ces sources naturelles n'ont plus qu'une importance secondaire, en raison de l'abaissement du niveau piézométrique consécutif à une utilisation excessive de l'eau. La foggara se compose :
- D'une partie drainante, située en amont, sous le niveau de la nappe.
- D'une partie adductive, située en aval, permettant l'écoulement des eaux vers la surface du sol grâce à la pente. Ce bassin a une fonction d'accumulation, de régularisation du débit pour l'irrigation et de stockage.
- Le toit de la galerie est percé sur des distances variables, par des « regards » (Tasfalte) qui en jalonnent le tracé au sol.

La technique des Foggaras présente les problèmes suivants :

- Un gaspillage de l'eau en raison de l'écoulement continu des foggaras
- Le rabattent du niveau de la nappe qui dans les conditions climatiques actuelles, n'est réalimentée que très lentement. Ce rabattent oblige à suivre son niveau, par des creusements de plus en plus profonds, entraînant ainsi une migration de la palmeraie vers l'aval. Un système ingénieux et Unique en son genre.
L’eau des sources est distribuée selon une rugueur et un contrôle permanent grâce à un réseau très complexe de canalisations souterraines "les Fouggarat ". Les canalisations sont rendues étanches selon des techniques locales jugées fort ingénieuses.
La grande majorité des oueds sont temporaires. Ils surgissent une partie de l’année à l’occasion des pluies annuelles, et sont à sec le reste du temps .
L’oued Zousfana vient du nord, alimenté ensuite par les torrents du jbel Grouz et Beni Smir, il traverse l’oasis à l’est et passe ensuite en Algérie entre les jbels Taghla et Sidi Youssef pour mêler ses eaux à celles de l’oued Guir pour former l’oued Saoura et se diriger ensuite au Sahara. Il se perd sous le nom d’oued Messaoud aux confins du Tanezrouft après avoir tracé du nord au sud une longue « rue de palmiers ».
En dehors de la saison des pluies, il n’y a pas de cours d’eau pérenne, ou plus précisément, il n’y en a plus à cause de la sécheresse persistante, aussi, la période des crues est extrêmement surveillée.
Outre ces réseaux hydrographiques, des réserves d’eau se forment en période pluvieuse dans le fond des dépressions fermées de dimensions variables appelée dayas.
Figuig est l’oasis de la région ayant la forme la plus élaborée de distribution de l’eau.
Ces galeries drainantes collectent l’eau du sous-sol et la conduisent vers les jardins à irriguer. A partir de la foggara, le réseau du système d’irrigation est d’une extrême densité et adapté à la topographie de telle manière que l’eau circule exclusivement par gravité et qu’elle desserve l’espace cultivé. A l’entrée du bassin, l’eau est partagée en unités de mesure qui correspondent à 45 mn de débit à la source ( appelées kharrouba). Le bassin doit accumuler l’eau pour en réguler le débit, rationaliser et contrôler le cycle d’irrigation (celui-ci varie de 3 jours en été à 15 jours en hiver). A la sortie du bassin, l’unité de mesure se calcule sur une base volumétrique, la tighirte (dont la part d’eau est égale au volume collecté d’une kharrouba).
Le deuxième canal transporte l’eau de la sortie du bassin à l’entrée des parcelles, il se ramifie autant de fois qu’il est nécessaire pour desservir tous les jardins.
Le dernier canal mène l’eau vers les planches de culture.
Figuig est alimentée par 30 sources actuellement fonctionnelles par un débit total variable : en 1925, il était de 171 litres/s au débit des sources, en 1976, de 202 litres/s, en 2000, de 175 litres/s. La source la plus importante est celle de Tzadert qui à elle seule représente plus de 40% de l’eau des sources disponibles. En 2003, 859 utilisateurs sont alimentés par l’eau de cette source, soit 1920 kharroubats (parts d’eau) irriguant 1039 terrains représentant 245 hectares.
Depuis moins d’une décennie, ils tendent à se constituer en associations d’irriguants à l’image des regroupements créés lors des mises en cultures de nouvelles terres.
Les agriculteurs sont parvenus à se dégager de la dépendance à l’arrivée des tours d’eau en ayant recours au stockage des eaux dans des bassins d’accumulation construits dans leur jardin. Ils ont ainsi obtenu une grande flexibilité dans la fixation du temps d’irrigation (qui n’est plus dépendant de l’arrivée du tours d’eau) et des quantités d’eau (un usager n’est plus tenu de conduire toute son eau en une seule session mais peut moduler la quantité d’eau à distribuer en fonction des besoins des cultures et de la saison).
A Figuig comme dans les autres oasis, la presque totalité des eaux fait l’objet d’appropriation privative, le reste étant la propriété collective des qsour et des fractions. L’eau collective peut être la propriété soit du qsar. L’eau du qsar est généralement donnée en location, le payement des loyers étant utilisé pour les dépenses d’utilité générale.
Un autre moyen de captage de l’eau est apparu au début des années 1960. Il s’agit des puits équipés de pompes électriques ou motopompes. A Figuig, ces puits tirent leur eau d’une nappe phréatique qui s’étend sur 35 km². Les eaux ainsi puisées servent à l’irrigation de nouveaux périmètres d’extension au nord et au sud de l’oasis et assurent un appoint d’irrigation aux terres traditionnellement irriguées par les eaux de sources.
En définitive, il n’y a plus de contrôle direct par la société oasienne des ressources en eau, plus de gestion collective. L’eau pompée est d’abord stockée dans un grand bassin avant d’être redistribuée, ce qui permet de la répartir en utilisant le système volumétrique en vigueur dans l’oasis (le volume issu du puits est équivalent à une kharrouba). C’est ainsi que par ce biais l’eau est intégrée au marché de l’eau de l’oasis avec tout ce que cela suppose sur les plans pratiques et symboliques.
Déjà dans certaines oasis, les méfaits de ce nouveau captage de l’eau se font sentir. Du fait des prélèvements importants de l’eau, des problèmes de salinité commencent à affecter les cultures et transforment les pratiques culturales.
D’autre part, les investissements consentis à la création d’un puits sont énormes non seulement pour le creusement et le fonctionnement et mais aussi le prix de revient élevé du m² d’eau pompée. Cette technique mobilisant des fonds financiers considérables creuse les inégalités sociales et les révèle au grand jour.
La rareté de l’eau, sa précarité expliquent les caractéristiques de l’hydraulique traditionnelle: un réseau dense de desserte de l’eau dans l’oasis, des puits, des drains, des retenues au fil de l’eau lorsqu’un cours d’eau permanent existe à proximité, une utilisation des crues d’épandage. Le problème de la salinité des eaux se fait de plus en plus sentir dans certains secteurs des oasis. A Ich, des jaugeages mensuels sont effectués par la Direction des Ressources Hydrauliques depuis la fin des années 1980 pour mesurer l’évolution des taux.

Les bains et lavoirs publics "Bahbouha":

L'édification des Qsour à l'emplacement des sources d'eau fait que la foggara est un équipement du ksar, en même temps qu'elle est source de vie pour la palmeraie : la faible profondeur de certaines galeries a rendu possible, l'aménagement de certains de leur regards en bains et lavoirs publics. Cela se fait par l'élargissement de la section de l'ouvrage (le regard), l'aménagement de banquettes et le creusement de niches pour recevoir les habits des baigneurs.
Cette forme d'utilisation assez originale, qui s'explique notamment par la température élevée des eaux drainées, a fait que le hammam- quasiment une institution au Maroc n'a qu'une faible présence à Figuig. Le nombre de Hammams dans les Ksour de Figuig ne dépasse guère cinq unités : deux sont des dépendances des mosquées, les trois autres ne sont ouverts qu'en hivers.
Il y a une séparation entre les 'Bahbouhas " réservées aux hommes et celles réservées aux femmes. Les bahbouhas de femmes servent aussi bien pour la baignade, que pour le lavage.

Les puits :

Les puits constituent un système d'adduction individuelle, d'apparition relativement récente dans l'oasis.
Ces puits se localisent principalement dans la plaine, en contrebas du Jorf, où ils exploitent les eaux froides et fortement salées d'une nappe phréatique superficielle.
La majorité des puits est forée à une trentaine de mètres de profondeur et ils sont tous équipés de moto-pompes.
La forte salinité de l'eau des puits constitue un handicap pour la culture dans les secteurs concernés. Plusieurs agriculteurs se contentent aujourd'hui de la culture du palmier, la seule à supporter un taux aussi élevé de salinité.

 

 

Nos chambres

L'ameublement sobre fait du contraste aux ornements, pour créer une atmosphère en même temps intense et relaxant.

 

Une vue panoramique

De tout le ksar, agréable a partir de surface du maison. Un vrai soulagement, tranquillité, calme…

 

Figuig

Figuig ou Ifiyyey en berbère est une ville située à l'extrême est du Maroc, à la jonction entre les hauts plateaux et le nord du Sahara.
bravo

Tiddart Nanna
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