Admirer les herbes géantes du palmier dattier

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Les qsour de Figuig
L’oasis de Figuig est composée aujourd’hui de 7 qsour ( Laâbidate, Lamaïz, Hammam Foukani, Hammam Tahtani, Loudaghir, Ouled Slimane et Zenaga) ses qsour localement aussi, appelés respectivement ( "Aït" dans d'autres régions du Maroc, à Figuig contracté et se lit :"at" ),: at nnaj, at Lamaïz, at Âmar, at Wattay, at Âtté, at Slimane et iznayen mais Figuig en a connu plus d’une vingtaine avant d’avoir la physionomie actuelle. Pour certains d’entres eux, la date de destruction est connue, qsar Beni Krimen (1724), qsar Beni Sekkoun (1710), qsar Beni Jernit (1717), qsar Tachroumt (mi 18e siècle), qsar Beni Jaber (1782), qsar At Mahrez (1850), qsour de Taghla et At r’fia (mi 19e ), qsar Oulad Jerrar (Fin 19e siècle); d’autres ont servi de base à d’autres qsour, le qsar Taoussert sur lequel se trouve l’actuel qsar Ouled Slimane, le qsar Taazabet situé dans le finage du qsar Zenaga, qsour Ouled Akri et Beni Haroune inclus dans le qsar Loudaghir; enfin pour d’autres qsour, seul le souvenir du nom reste, Taqlqoult, Taghrout, Ajouj, Titt n’tammaît, Taghit, Melias, At Smimen, Tasra, Maghrour. Une grande partie de ces ruines se situe en territoire algérien ou en zone frontalière. Il est à signaler le cas particulier du qsar de Beni Ounif. En 1845, le général DAUMAS, le classait parmi les douze qsour de Figuig existants à cette période. En territoire algérien depuis la mise en place de la frontière, Beni Ounif est une ville jumelle de Figuig dont l’étude de l’évolution serait intéressante à effectuer.

Les actes de fondation sont très précisément gardés en mémoire et donnent lieu à des débats très vifs, chacune des parties désirant soit garder une indépendance vis-à-vis de l’extérieur soit asseoir une autorité sur les territoires environnants. Les qsour de Figuig : un bâti traditionnel de grande valeur architecturale. Dans l'espace oasien, l'espace bâti se caractérise par sa forte concentration. Sa relation avec l'espace cultivé (la palmeraie) est une relation de nette séparation, la limite entre les deux espaces étant matérialisée par les remparts. Le qsar représente le type d'habitat traditionnel de l'oasis.
Le mot " qsar " d'origine Arabe signifie château ou palais. En berbère, il prend le nom de "Ighrem" ou "Aghrem" , selon les régions. A Figuig, le mot " qsar " ne désigne pas l'ensemble de l'agglomération mais une pièce de la maison qui sert du magasin. Le mot "qsour " est utilisé pour désigner une agglomération d'habitat groupé dans un espace clos, entouré de murs d'enceintes flanqués de tours de guet et généralement munis d'entrées fortifiée.
Les ksour présentent une texture compacte, où les places publiques sont rares et peu étendues, où les rues sont étroites et en grande partie couverte, et où les maisons s'élèvent en hauteur et s'organisent en quartiers.

Organisation traditionnelle des ksour de Figuig :

L'organisation traditionnelle des Ksour est liée aussi bien aux facteurs socio- économiques et à l'instabilité politique, qu'aux conditions climatiques. La lecture de la structure spatiale du qsar , de son unité élémentaire - la maison - et des équipements structurants permettant de comprendre cette organisation traditionnelle.

ajdir-ouest
Laabid-jemaa
Architecture figuig
les remparts
les portes
les rues

Les remparts :

L'espace des qsour est clairement délimité par un mur d'enceinte. Celui-ci se présentait sous forme d'un épais rempart d'argile, d'une hauteur qui peut atteindre jusqu'à sept mètres et flanqué de distance en distance de tours de guet, qui sont des sortes de cylindres de 10 à 20 mètres de hauteur et d'un diamètre de 3 à 4 mètres. Dans certains cas l'enceinte est constituée alternativement par un mur et par des maisons- rempart : ces maisons sont hautes, serrées les unes contre les autres et sans accès extérieur, leur façade formant ainsi une enceinte. La continuité du rempart n'est interrompue que par les portes dont le nombre par qsar dépend de son importance et surtout du degré de la cohésion entre les groupes qui le constituent. Chaque qsar comporte au minimum deux portes : l'une fait communiquer le qsar avec sa palmeraie et l'autre avec les autres ksour et avec l'extérieur de l'oasis.

Les portes :

L'accès au qsar se fait par le biais de portes percées dans les remparts. Chaque qsar est doté d'au moins deux portes qui permettent d'une part sa transition avec la palmeraie et les autres ksour, et qui constituent, d'autre part, l'aboutissement des routes extérieures vers le qsar.

Les rues :

• Dans la structure compacte du qsar, les rues occupent un espace restreint. La hiérarchisation du réseau viaire ne se reflète pas sur le dimensionnement des voies : la largeur des voies principales n'atteint qu'exceptionnellement 3,5 m ; il s'agit des voies qui mènent d'une porte à l'autre du qsar en passant par les places et sur lesquelles sont branchées les ruelles qui desservent les quartiers et les impasses desservant les maisons.
Cette "homogénéisation " des dimensions, peut s'expliquer, d'un point de vue technique, par le fait que les rues sont souvent couvertes, ce qui impose une certaine largeur des surfaces couvertes, dépendant principalement de la contrainte des matériaux de construction (bois de palmiers) et des techniques de franchissement pratiqué.
• Les rues du qsar se caractérisent également par l'irrégularité de leur tracé, ce qui confère à la structure du qsar une certaine forme "labyrinthique". Cette irrégularité peut être lue comme étant le résultat du mode de regroupement des habitations, faisant que des voies continues enveloppent ces groupements.
• Au sein des ksour, les rues sont très souvent couvertes (rues à Sabas). Cette couverture résulte de l'occupation de la partie supérieure de l'espace de la rue par un dépassement des maisons mitoyennes au niveau de l'étage. Cette occupation est dans certains cas alternée par des vides, ce qui crée des effets de "claire/obscur" au niveau de l'espace de fa rue. Au niveau de la fonctionnalité, les rues des ksour peuvent être hiérarchisées selon les trois niveaux classiques :

  • Rues principales
  • Rues secondaires
  • Et rues tertiaires ou impasses.

Les rues principales, en plus de leur fonction de distribution spatiale, remplissent aussi dans certains cas, une fonction commerciale.

Les places :

D'une façon générale, dans les ksour, les places sont rares et de petites dimensions. Chaque qsar a une ou plusieurs places où se concentrent les bâtiments d'intérêt collectif; la mosquée et ses dépendances, le siège de la Jmaâ, une ou plusieurs Zaouïas, mais rares de puits collectifs.
Dans certains ksour, notamment ; Loudaghir, El Maïz et Zenaga, la place constituait aussi un lieu de concentration des activités commerciales. Le rôle de distribution spatiale des places, n'est évident que dans le cas de Zenaga : à partir de « Lajmaât » se diffusent les principaux axes traversant le qsar . Les places qui servaient jadis de foires, de lieux de rencontres des caravanes ou de lieu de rassemblements importants, sont rejetées à l'extérieur du rempart à la proximité immédiate des portes.

La disposition des quartiers :

La structure ramassée du qsar et la délimitation de son espace par les remparts ne lui confèrent qu'une unité apparente. Il est en réalité, organisé selon des principes segmentaires, et formé d'unités juxtaposées : la structure lignagère de la société oasienne, ainsi que sa division ethnique et religieuse se projettent dans l'espace habité et déterminent, en partie, son organisation.
Les quartiers prennent le nom de Aghir suivi du nom du lignage qui y habite ou qui y est majoritaire ; ils se présentent sous forme d'îlots compacts, séparés les uns des autres par des rues, et irrigués par des impasses. Les maisons sont distribuées de part et d'autre des impasses qui étaient souvent pourvues de portes fermées la nuit.
En plus des 7 qsour actuels, il y avait aussi le qsar de beni ounif, celui des oulad sidi Abdelouafi situé entre les qsour loudaghir et laabidate, celui de tar’la (au sud est de figuig, en territoire algérien), celui des beni arroun (loudaghir) et celui d’el meharza (absorbe par loudaghir et oulad slimane). les qsour de tar’la et de beni ounif representaient environ 200 personnes en 1845.
les traditions concernant la fondation de beni ounif sont nombreuses, les deux principales sont les suivantes :
ce qsar aurait été fondé par la famille bourras du qsar zenaga afin d’y loger sa main d’œuvre agricole et ses esclaves et leur éviter les deplacements inutiles incessants entre les deux qsour. le Capitaine GENDRE appuie cette version dans son etude (la region des ksour du sud oranais, 1909) : « avant notre arrivée, beni ounif n’etait qu’un petit ksar d’une vingtaine de maisons, entre deux fosses a sec, à coté d’un jardin de 10 000 palmiers appartenant aux gens de zenaga. »

El HACHEMI ben Mohammed rapporte une autre version (traditions, legendes, poèmes sur Figuig, 1906) : « Au IVe siècle arriva dans la région un cherif nommé Ahmed venant des montagnes des beni snassen. a ce moment, le lit d’oued occupe actuellement par la palmeraie ne représentait que quelques betoums et quelques palmiers. le cherif envoya ses negresses chercher de l’eau. Elles furent rencontrées par des chasseurs venus des habitations du col de zenaga et capturees. le marabout les cherchant et suivant leurs traces arriva au col. les habitants lui firent bon accueil, lui rendirent ses negresses et le prierent de se fixer dans l’oued ou il s’etait arrete. il accepta mais voulu payer le terrain. on le lui vendit 6 oudjou, somme insignifiante qui fit donner a ce terrain le nom de « pays trouve », noufet dans la langue du pays, d’ou par corruption on fit ounif ».

 

 

Nos chambres

L'ameublement sobre fait du contraste aux ornements, pour créer une atmosphère en même temps intense et relaxant.

 

Une vue panoramique

De tout le ksar, agréable a partir de surface du maison. Un vrai soulagement, tranquillité, calme…

 

Figuig

Figuig ou Ifiyyey en berbère est une ville située à l'extrême est du Maroc, à la jonction entre les hauts plateaux et le nord du Sahara.
bravo

Tiddart Nanna
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